Le manuel pour pratiquer:

Comment j'ai appris à voler...

Non, ce ne sera pas des techniques pour survivre en cas de crise afin de se rendre plus discret dans un chapardage en grande surface, mais encore mieux!
Je vais vous partager ci dessous mon apprentissage Jedi qui m'a permis beaucoup plus d'indépendance dans ma pratique.
Bien avant de commencer à lire et me perfectionner,  car dans le temps, autrefois, ..., les livres sur les sorties de corps n'étaient pas mis en avant, il n'y avait pas internet, et si une librairie ésotérique existait, il fallait en avoir connaissance et s'y rendre après avoir parcouru plusieurs kilomètres(30minutes de Nantes pour ce qui me concernait). Et comment mettre des mots sur une pratique qui paraissait sauvage, individuel, peu courante sans attirer les gros yeux de son entourage. 
Le kiff de chaque nuit, l'empressement de se retrouver sous la couette pour explorer le monde fut une expérience précieuse et personnelle.


Le maitre du vol
 J'étais un très jeune enfant lors de ma première sortie de corps consciente. 
Pendant une nuit classique pour nous tous, où le rêve suit les pensées, un aspirateur ultra puissant me réveilla. 
L'engin de nettoyage n'était pas présent mais la sensation d'être violemment tiré, attiré s'installa de plus en plus fort.
J'étais soudain dans une clairière parmi quelques enfants de mon âge entourant un vieux sage. 
L'archétype idéal du subconscient pour rassurer et induire la transmission d'un savoir comme le respect d'un ainé.
Bien que la lucidité de cette forme de rêve ainsi que ses circonstances
exceptionnelles pourraient me faire paniquer, j'étais en confiance et prêt à en vivre plus.
Je me souviens très nettement que le vieux sage nous à dit qu'il serait là chaque nuit pendant deux semaines.
Avec le recul, je me rend compte que la sortie du rêve durant la nuit et la sensation d'aspiration correspondaient à un rendez vous dans un espace temps différent pour permettre à plusieurs individus de se retrouver au même moment.
Ce vieux sage nous a dit aussi que son rôle serait de nous apprendre à voler et qu'ensuite on ne le verrait plus.
La première technique de ce maître du vol consistait à ce que nous attirions toute notre attention dans le but de créer un ballon, une couleur rouge ou orange allait donner plus de force pour la suite de l'aventure.
La difficulté de concentration aussi intense soit elle était balayée par la joie de se retrouver à chacun de ces instants inestimables, entre enfants, et choyés par la bienveillance de notre instructeur.
Ce ballon se retrouvait toujours dans une apesanteur légère comme gonflé à l'hélium
La seconde technique  nous invitait à saisir ce ballon, s'installer dessus(autant avoir prévu une taille suffisante au préalable) et se laisser guider en fonction de nos envies de même que notre volonté.
La troisième et dernière technique n'allait plus nous permettre de pouvoir s'exercer tous ensemble. 
En effet, la fin des deux semaines était déjà là, et tout semblait prévu par le vieux sage. 
Les adieux furent difficile, car notre maître insista sur le fait qu'on ne le reverrait plus, chacun devait continuer sur sa propre voie.
Effectivement les nuits suivantes à ce séjour astral étaient un enchainement de rêve plus ou moins lucide, où je progressais dans les mondes oniriques, avec à l'occasion ce fameux ballon comme moyen de locomotion.
Puis, petit à petit je l'ai délaissé pour m'habituer progressivement au dernier apprentissage du maître du vol: voler sans ballon pour plus de liberté.
Toutes mes tentatives étaient laborieuses, et provoquaient de nombreux sursauts et réveils à chaque occasion. 
Je me souviens avoir eu par exemple de nombreuses peur de voler trop haut (surtout pas plus haut que le toit d'une maison). 
Je me rappele m'amuser à me mettre accroupis sur les réverbères pour sauter et tenter de rester en vol plus longtemps, mais bien souvent ma concentration n'était pas assez forte et j'étais attiré vers le sol.
J'ai tenté aussi de courir pour prendre de l'élan, privilégiant un paysage vallonné pour me jeter au point le plus haut et voler au dessus d'un creux pour atterrir sur une autre forme de terre haute.

J'ai longtemps battu des bras comme le font les oiseaux avec leurs ailes, me permettant ainsi de toujours me concentrer sur la sensation de flotter, car si le battement s'arrêtait je redescendait. 
Quelques années plus tard, les mangas diffusés à la tv m'ont aidé à dépasser cette danse du piaf des airs, pour avoir plus de dignité et voler sans manière.  
J'eu alors l'idée de me concentrer sur le vieux sage pour le retrouver. Ce fut ainsi, une nouvelle fois, une  intense expérience de corps. 
Tout était sombre autour de moi, des sursauts intenses parcouraient tout mon corps, une impression de vitesse et de force bien présents à l'image d'un superman volant dans les airs.
Puis, en un instant j'étais face à mon ancien instructeur, il était une nouvelle fois entouré de plusieurs enfants que je ne connaissais pas, et à qui il apprenait le vol. 
Il n'avait que très peu de temps à m'accorder, était fier de mes progrès, mais moins de mon intrusion. 
Occupé par son activité d'enseignant, il me souhaita seulement une bonne continuation et me convia de partir.

Voler c'est l'envie, la passion, la volonté, et la concentration. 

Je te souhaite le meilleur sur tous les plans, toi qui me lit.

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