Le manuel pour pratiquer:

Pleine conscience

Depuis quelques temps, j’ai une attitude très spécifique qui n’est pas évidente à mettre en place. En effet, c’est celle d’agir au delà d’une certaine pleine conscience de l’instant présent.

Dans la matière, la troisième dimension, là où le petit oiseau appelé conscience est comme enfermé dans sa cage du corps de chair. Il peut être aisé de sortir des pensées, de l’ego, du mental à force de pratique. Peut être une minute au départ, puis cinq, puis trente, une heure, une demi journée, par répétition durant la journée. Par répétition pour faire au mieux dans une société qui prône le cerveau (hémisphère) gauche analytique, le scientisme, il y’a peu de place pour l’aspect intuitif et des conversations authentiques avec un tiers basées sur le cœur. La simplicité pour s’intégrer consiste à jouer un rôle.

La pleine conscience a son côté sympas avec des conséquences extrêmement bénéfiques mais aussi avec un revers de la médaille tout aussi dévastateur.
En effet, dans la présence qui est un démarquage de la masse humaine, l’inconscient collectif peut ramener avec force le pratiquant vers la condition que vive la majorité en fonctionnant comme des zombies. Je ne porte pas de jugement sur ce terme bien que péjoratif et conçois tout à fait qu’il est compliqué de s’extraire de cette condition car un grand nombre de créations ont été conçu pour atrophier ce cerveau droit: ça passe de l’eau du robinet avec son fluor, à la télévision et son écran bleu, aux épandages dans le ciel, comme les vaccins et ses métaux lourds, la consommation de viandes animales bourrées d’anti bio et de stress... La liste peut être effroyablement longue.

Mon idée est qu’une personne si elle a tant soi peut le désir de s’éveiller en pratiquant réellement sans rentrer dans une croyance, son environnement agira comme pour balayer le virus qu’elle est devenue. Toutefois ce n’est pas l’environnement en tant que t’elle en lien avec une conscience comme la Terre par exemple, mais plutôt l’inconscient collectif qui est la partie cachée de l’iceberg et qui a des icônes influençant les esprits.

On est au niveau d’émotions et de pensées qui ont imprégné des milliards de vies depuis cette apocalypse et qui se sont maintenues sous forme désincarnée grâce aux religions et à leur démons.[...] Certains parleront d’égrégores, d’autres de faux messies ou encore d’extraterrestres en tout genre, mais franchement on s’en fiche, car ce ne sont au fond que des énergies du futur. Le pic de l'esprit : Une randonnée initiatique dans le territoire de la penséep 274

Sur la période de 2004, quelques glisseurs hors frontières s’étaient réunis sur un forum du web dont je faisais partie: “astral sight” afin d’échanger, partager, grandir. Ma pratique était assidue couplée avec une première formation en Sophrologie et le début pour moi d’exercer sur d'autres personnes. Un samedi soir, un ami qui organisait des rencontres spirituelles et faisait du channeling m’avait convié. Des guides canalisés durant la séance avertissaient des dangers et des attaques dont pouvaient subir ceux qui tentaient d’ouvrir la porte de la spiritualité.
voyage astral et ouverture de conscience
Effronté et naïf, j’étais intervenu non pas par provocation mais en proclamant cependant que rien ne m’était arrivé et ne m’arrivera car je suis sur un chemin si zen (encouragé par quelques voyages astraux pensais je) et que je ne peux être donc qu’à l’abri. Suite à cette désespérante prestation dont j'avais fais preuve, une série de bonnes claques inimaginables m’ont bien calmées. J’avais presque tout perdu en un claquement de doigt, comme par magie. Je ne parlerais pas d'envoûtement même si je l'ai évoqué dans un autre article car à mon sens la sorcellerie puise sa force dans ce que nous lui donnons comme pouvoir. Je ne parlerais pas de destin. Je ne parlerais pas de vengeance divine dont ces guides durant la séance auraient pu être des représentants. Mais j’évoquerais encore une fois l’inconscient collectif:
Notre imagination, nos rêves, nos projections dans le futur seraient donc nos réalités potentielles, puis nos intentions les exciteraient en les attirant dans notre futur actuelle et enfin nos observations achèveraient de les canaliser dans notre présent pour nous les faire vivre réellement. Le pic de l'esprit : Une randonnée initiatique dans le territoire de la pensée p 216
Grace à ces quelques lignes, je comprenais le lien évident qu’une façon d’être dans les plans subtils étaient valables aussi sur Terre. Mon attitude passée a simplement vivre l’instant présent en conscience n’était pas suffisante car influencée aussi par des forces. 
- Comme un rêve onirique où l’on peut être lucide et interagir, créer et modifier, ou être simplement conscient pour suivre le fil conducteur du subconscient.
- Comme dans un voyage astral ou on donne une intention caractérisée par un souhait et une volonté maintenue sans effort afin de sortir de son corps.
- Sur ce plan terrestre, l’attitude est aussi de lâcher prise, en posant cette attention dans l’instant via la pleine conscience par exemple. Il fallait alors vivre dans le présent, sinon la probabilités de changer la “réalité” n’opérait pas. Mais cela n’est pas suffisant, car on doit se comporter de manière à ce que l'intention puisse se réaliser. Attention et intention!

Je vous partage deux exemples probants des résultats de ce binôme attention et intention dans le monde du rêve:

- Le premier est le suivant: 
je suis dans mon lit et simplement conscient de mon corps, de mon environnement, dans le ressenti des énergies. L’étape relaxation est qu’une formalité, le corps physique a son habitude et plonge là où il doit aller. 
Je remarque qu’un de mes pieds est à l’air et que je sent l’air frais de ma porte fenêtre ouverte le caresser. Je me rappelle alors quelques instants d’une vidéo très drôle de Cyprien sur youtube, dont le thème est “quant j’étais petit”. Et l’acteur narre sa peur du monstre caché sous le lit qui saisit son pied. 
Flirtant avec la transe profonde, je vois ma chambre alors que mes paupières sont fermées, et j’aperçois une forme humanoïde sombre me saisir le pied. 
Un frisson me parcourt, mais je sais que c’est une création de mon esprit à cause d’un égarement dans mes pensées. 
J’étais dans l’attention, dans l’action mais n’avais pas donnée de ligne directrice vers une destination potentielle. Il y’aura toujours une destination et dans cette expérience elle aurait pu continuer vers de la peur à travers ces fantasmes mais j’ai pu de suite calibrer le tir, me ressaisir.
Je compris enfin que pour contrôler mes réactions, je devais m'en détacher. Or la crainte, la peur, l'angoisse sont des réactions à un champ visuel, ou auditif, ou tactile. C'est-à-dire un système sensoriel de perception, et ses réactions disparaissent comme par enchantement, si en moi, rien ne les nomme. Il m'est impossible d'être angoissée si je ne pense pas à mon angoisse avec des mots. Tout à coup, j'ai eu la révélation du verbe créateur qui est dans le dédoublement encore plus utile d'en connaître la loi. Car les réactions à un événement, un environnement, une pensée, une sensation me liée à cet événement, cet environnement, cette pensée, cette sensation, créant un mouvement, un peu à l'image des petites roues qui s'enclenchent mutuellement dans un mécanisme d'horlogerie et maintiennent ainsi l'activité de l'ensemble.Le grand passage de Jeanne Guesné p39

- Le second exemple est le suivant: je pénètre dans mon champs sensoriel énergétique et m’appuis en parallèle sur l’audition dans un style acouphène et la vue avec cette tache blanche centrale qui meuve et prend tantôt des formes ou sert de tunnel. Je suis encore associé à la fatigue du corps physique et sais qu’il me reste peu de temps avant que l’attraction du monde des rêves soit trop forte pour y résister. Je porte alors l’intention de simplement recevoir une information de mon subconscient concernant mon environnement direct dont je n’ai pas connaissance.

Mon rêve est alors simple, et conscient: je rentre dans une voiture de sport jaune pour partir à toute vitesse de chez moi.
Je sors de ce rêve car en conscience durant celui ci, je me dis: "c’est n’importe quoi!". C’est le petit matin j’avais pourtant placé mon intention, et m’interroge sur l'absurdité de ce rêve.

Quel fut pas ma surprise en ouvrant mes volets: le sol était jaune immaculé de pollen(de pin), et il me vient à l'esprit que j'ai l’impression que c’est comme de la neige, de plus ma voiture était elle aussi jaune de pollen sur la carrosserie. Deux éléments importants du rêve avaient leur significations.
Vue sur le pollen au petit matin

Mais pourquoi une voiture de sport qui n'est pas celle de la réalité?
La réponse arriva plus tard dans la matinée. Je suis effectivement parti en voiture de chez moi tranquillement en balade champêtre sur l’île. Mais soudain je me rappelais avoir laissé cuire de la nourriture sur le feux sans surveillance. Alors, j’ai roulé sportivement, à toute vitesse pour rentrer et éviter une catastrophe.

On pourrait évoquer le hasard, et je citerais Henri Poincarré avec une phrase criante de vérité
Le hasard n'est que la mesure de notre ignorance

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